Le citoyen « lambda » n’a peut-être jamais entendu parler du black market du journalisme. C’est pourtant une pratique courante dans les médias (africains, mais pas seulement) ; qui plus est quand ils sont gros et qu’ils impriment du papier. Car contrairement à l’Internet qui est quasiment gratuit, imprimer un magazine et le distribuer sur tout un continent, coûte une fortune – et la publicité ne permet plus de survivre comme ce fût encore le cas dans les années 1990.

Pour bien décrire ce qu’est le « Black Market », prenez la dernière édition de Jeune Afrique (17 février 2019) – et analysez-là. Il s’agit d’une attaque violence et ad hominem, contre la Première Dame du Cameroun et contre certaines personnalités politiques qualifiées d’influentes.

 

Pourquoi une telle attaque ? Pourquoi des articles aussi violents ? Pourquoi maintenant ? Pour répondre à ces questions: il faut d’abord trouver la réponse à tous ces problèmes: qui est derrière cette campagne, à la frontière de la diffamation, de la manipulation, et de la propagande ?

Le grand financier des révolutionnaires camerounais vit aux Etats-Unis. Il se nomme George Soros. C’est un homme d’affaires très puissant qui estime devoir et pouvoir « acheter » les opposants de certains pays – pour tenter de renverser les gouvernement et y imposer ses valeurs. Au Cameroun, le grand ami de ce « philanthrope » est Maurice Kamto. Lui et son équipe de campagne ont reçu le soutien des organisations financière de George Soros, mais aussi le soutien moral et propagandaire des ONG financées par M. Soros, comme Amnesty International ou encore Transparency. 

Mais cela ne suffit pas. Pour dénigrer le gouvernement et toucher le plus grand nombre de lecteurs, les hommes de Soros et Kamto utilisent le « black market » de Jeune Afrique. Vous donnez, 40,000 ou 50,000 dollars à des journalistes, et ils s’occupent de tout. Ils « enquêtent », écrivent, vous font relire, et publient leur article – avec vos opinions dedans.

Ainsi, alors que l’opposition Camerounaise vient d’échouer dans sa tentative de coup d’Etat, alors qu’elle a échouée à prendre d’assaut les ambassades à l’étranger, alors que ses hommes les plus dangereux sont aujourd’hui en prison – la manière médiatique, à la sauce Black Market, est la solution idéale.

Malheureusement, Jeune Afrique est connu pour ces pratiques là. Plusieurs sources, au Cameroun, au Gabon, au Congo et en Algérie, confirment avoir été approché par des journalistes de ce média. «Pour quarante ou cinquante mille dollars, le journaliste publiera une « enquête » ou dévoilera des informations qui pourraient être bénéfiques au bon payeur. Si le payeur refuse, alors il sera à coup sûr, attaqué, dans au moins un article à venir » nous explique une « victime » de Jeune Afrique. « Dans mon cas, comme probablement dans cette affaire qui vise à salir Chantal Biya, le journaliste avait été payé par des opposants en diaspora. Il a monté son enquête sans vraiment chercher à vérifier le vrai du faux – mais surtout : il est reparti chez lui avec une valise pleine de dollars. »

Alors, on peut reprocher tout le mal du monde à Chantal Biya et à toutes les personnes attaquées par Jeune Afrique. Mais les seuls escrocs ne sont-ils pas ceux qui bafouent les valeurs du journalisme ? Ne sont-ils pas ceux qui violent la mémoire du grand Albert Londres ? Bien entendu, il existe aussi des journalistes honnêtes dans la rédaction de Jeune Afrique: mais tant que ces techniques de vol et de racket seront en place, tant que ce black market fera la loi, alors il est peu probable que l’image des médias s’améliore – en Afrique comme partout ailleurs dans le monde.

Par Paul Kandem, Leader d’opinion et activiste web