L’écrivain, Christian SABBA Wilson a une actualité chargée avec la parution de son deuxième roman  « Une belle saison de fleurs » paru chez Erato Edition, dans la collection Bleus Horizons.  Nous l’avons rencontré avant sa grande tournée promotionnelle

Détendu et très en verve, l’écrivain  a enfin accepté de nous recevoir. Nous voulions percer le mystère de ce dandy parisien  « dont tout le monde parle à Paris, (depuis une certaine affaire avec un top model un peu barrée, Mlle  Alexandra Paressant) mais que d’aucuns ne connaissent pas grand-chose. Nous sommes allés le rencontrer au bien nommé Hôtel des Scribes où il a ses habitudes. L’écrivain et professeur  s’épanche sur son œuvre et sur des faits saillants de l’actualité. Sans faux fuyant et plein de sincérité.

Dans le tout-Paris, il est connu comme le loup blanc. Il est à la fois désigner  et créateur d’objet de luxe des vêtements, des monstres et des stylos (ultrachics et chers), le design des appartements et des maisons de stars,  mais aussi et d’abord enseignant, écrivain, homme de réseaux politiques ! Il est tout cela  à la fois, dandy et intellectuel : voilà l’homme qui, à la fois, étonne et passionne.  Christian Sabba Wilson est comme ça : insaisissable, disert, puissamment intelligent,  fin, très fin connaisseur de son monde. Il est où l’on ne l’attend pas : le matin à la table avec des grands de ce monde (Le Roi du Maroc, Monsieur et Madame Bongo, James Brown, Pierre Cardin etc..) et le soir sur les barricades avec des sans-papiers, les insurgés de LKP ou les ouvriers licenciés.

Après avoir essuyé des fausses polémiques sur ses relations avec  Alexandra  Paressant et Tony Parker,  et des fiançailles avec des stars, il revient sur quelques polémiques du showbiz parisien  et s’en amuse…

Rencontre avec un homme très  tolérant qui refuse d’avoir la grosse tête et qui aime à vivre à fond ses passions et ses engagements.

 

Le Journal : votre premier livre « les Années Virginales  »  paru en 2015  a connu un  beau succès…mais c’est loin d’être le premier !

Christian Sabba Wilson : Je vous remercie pour cette interview, mais aussi pour votre patience. J’avoue que je manque de temps ces jours. Effectivement, « Les années Virginales » sorti aux Editions Erato est mon premier livre publié. J’ai pourtant écrit  des livres de commande pour des éditeurs, des hommes d’état, des artistes, des sportifs, pour leur biographie. Mais, comme le  savez, lorsque vous écrivez dans l’ombre , votre nom ne figure généralement pas sur la couverture. A l’époque j’écrivais beaucoup pour vivre et gagner un peu d’argent.

Cette activité de biographe ou de « story -teller »  est finie?

Non, du tout. Je continue d’écrire pour des artistes et des vips. C’est très beau et passionnant de retracer la vie des gens qui ont une mission ou des talents. D’ailleurs en exclusivité, je vous annonce que je vais écrire un livre sur Michael Jackson, en partenariat avec un éditeur américain. Nous voulons montrer comment cet homme, un des plus grands artistes de ce siècle,  a été un homme de paix et d’amour, une source d’inspiration pour beaucoup d’entre nous. Il a œuvré pour la paix et l’harmonie dans ce monde. Sa musique, toute son œuvre,  est un appel à la tolérance et à l’amour.

Avec vous, il est toujours  question d’engagement, de tolérance, de justice.

Je suis effaré par la violence et les injustices qui règnent dans ce monde. Il n’y a pas de raison de vivre dans un monde à feu et à sang. Un peu plus de dialogue, entre les peuples et les civilisations, d’écoute et de découvertes des autres nous rendent forcément moins nombrilistes. La haine est le fruit de l’ignorance, de la peur, des incertitudes sur les lendemains et le rejet  de la différence. J’ai de la peine à voir la différence entre un juif, un chrétien, un bouddhiste  et un arabe. Les hommes se plaisent à créer des oppositions où elles n’existent guerre. Je milite pour la mixité et les échanges .C’est effrayant d’entendre les gens juger le monde depuis leurs vieux canapés.

D’où ce livre, « Une belle saison de fleurs » sur les relations entre Blancs et Noirs aux Antilles françaises ?

Ce livre est juste un  témoignage. Je veux montrer le monde tel qu’il est et non comme on le croit. La réalité quotidienne aux Antilles est loin d’être belle. C’est une sorte de république impériale, avec les affres du passé, la terre française des Antilles. Les uns et les autres ne partagent  pas la même réalité, aucun quotidien,  aucun rêve commun. Il y a deux France : celle des puissants extrêmement bien organisée et honteusement riche et les autres, les descendants d’esclaves qui survivent comme ils peuvent. Cela est une erreur de croire que cela peut continuer ainsi. C’est une situation potentiellement abrasive. Il suffirait d’un rien pour que les uns et les autres s’entretuent.  Ce serait dommage. Les Antilles devraient être un exemple de coexistence pacifique entre des individus de couleurs différentes. Un peu de justice sociale, de réparations,  le permettraient. Mais nos dirigeants sont autistes et refusent de voir la réalité.

Qui peut changer cela, n’est-ce pas un vain combat ?

Tout le monde peut agir pour la concorde civile. Mais la plus grande responsabilité revient à l’Etat qui a laissé faire. Depuis bien longtemps, les divers gouvernements ont attendu que les affrontements éclatent pour oser se pencher sur les problèmes. C’est irresponsable tout simplement. Un manque de courage politique.

Ce livre «  Une belle saison de fleurs » va mettre de l’huile sur le feu aux Antilles ?

Non ! Je ne le pense pas. Une belle saison de fleurs est une fiction. Elle entend, faire œuvre de pédagogie, de dénonciation. A la fin du roman, voyez-vous, Fleurette épouse un jeune révolutionnaire …Un jeune homme blanc, qui croit à la magie de l’amour ; au-delà des couleurs et des religions. Il y n’a pas de place pour la ségrégation des races en France comme aux Antilles. Ce serait une pure folie.

 

Alors, vous revoyez votre ex-fiancée, la top model Alexandra Paressant ?

Rires. D’abord, Alexandra Paressant n’a jamais été ni ma fiancée, ni ma copine, ni ma complice. Je ne connais pas cette fille et je ne l’ai jamais rencontrée. J’ai toujours refusé de la rencontrer à plusieurs reprises. Contrairement à ce qu’affirmait une certaine presse poubelle et peu sérieuse («  Les In ’rock », pour ne pas les nommer). Je connaissais plutôt un ami à elle, José Cobos, un ancien joueur de football, de l’Equipe de France. Si vous voulez savoir où se niche Alexandre Paressant, allez plutôt vous adresser au très compètent, son ami et complice,  Julien Courbet, qui en a fait son témoin de moralité, lors d’une émission sur tf1, pour parler de moi. Comme quoi, certains « journalistes » sont des experts pour bidouiller de l’intox…  Je crois que n’est pas journaliste qui veut. Le bagou ne suffit pas. Il est parfois nécessaire de passer par des Ecoles de journalisme, pour bien travailler.

Par Justin Maréchal